Reconversion professionnelle #2 : Licenciée et après?

Publié le 11 Décembre 2016

Je poursuis ma série sur ma reconversion professionnelle. Vous pouvez retrouver la première partie ici

Donc me voilà licenciée, sans travail, sans avenir. Mais soulagée, heureuse d'enfin quitter ce métier qui ne me correspondait plus.

J'ai voulut fêter ça mais personne dans mon entourage ne comprenait ma joie, mon envie de marquer ce jour (j'aurais même sortit le champagne!).

Enfin, après sept mois dans l'expectative, sept mois à ne pas savoir si je reprendrais ou non le travail, j'étais fixée sur mon sort. Et mine de rien ça soulage vraiment.

Après avoir reçus les papiers nécessaires, je me suis donc inscrite à Pôle Emplois histoire de souffler un peu tout en ayant un peu de revenus (un peu parce que 500€ de moins par mois, quand on gagnait déjà pas beaucoup, ça fait vraiment très peu).

J'ai été euphorique, de nouveau joyeuse et pleine de vie pendant les premiers mois. J'en ai donc profité pour rattraper un peu tout le temps que j'avais perdu.

Fin juin je suis allée voir des ami-e-s en Bourgogne. ça m'a fait énormément de bien et tous-tes m'ont félicités m'ont dit de prendre mon temps pour aller mieux.

Le week-end du 14 juillet on est enfin partit en vacances tous-tes les trois, en famille, pour la première fois en trois ans et demis. J'avais décidé comme ça, un peu seule, tannant l'Homme pour qu'il demande son vendredi. On est donc allé à Carcassonne, en camping, avec la Crevette. On en a prit pleins les yeux, on s'est gâté. On en a bien profité.

Le week-end d'après j'emmène ma grand-mère voir sa famille en Ardèche.

Rebelote fin juillet où je file voir des ami-e-s en Haute-Savoie.

Mais je sens la joie retomber, l'euphorie s'essouffler. De nouveau l'angoisse et la dépression pointent le bout de leur nez. Pourtant je continue à y croire, je veux y croire.

Je décide même, après près d'un an de prise, d'arrêter les anti-dépresseurs. Je me sens capable de me gérer, de me contrôler. Ce que je réussis plus ou moins, mais beaucoup mieux qu'avant.

Je finis par retomber comme un soufflé.

Mes proches me reprochaient de ne rien faire, de ne pas chercher de travail, que bon, j'ai quand même trente ans et qu'il faudrait que je me bouge.

Mais je ne voulais pas, je n'étais pas prête à retourner dans le monde du travail. Si physiquement mon état s'est rapidement amélioré, psychologiquement ce n'était pas ça du tout.

Grâce à une amie, j'ai pu me renseigner un peu, au grand dam de l'Homme, sur le fonctionnement de Pôle emplois grâce au site Hacking Social et leur super série d'article sur Pôle Emplois que je vous conseille de lire y compris les liens) même s'il c'est un peu long.

Mais j'ai malgré tout repris contact avec Pôle Emplois, plus pour leur faire plaisir et qu'ils me fichent la paix qu'autres choses.

J'ai donc hérité d'un bilan pro qu'ils appellent Activ'Projet

Rédigé par Hamadryade

Publié dans #Travail, #Reconversion, #Chômage

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jordane 18/12/2016 20:35

Salut,

Je viens d'atterrir sur ton site un peu par hasard.

J'ai lu ton périple et je comprends ton sentiment de légèreté après t'être débarrassé de ce job.

J'ai moi même quitté un job bien payé pour me lancer dans ma propre expérience avec les pertes que cela engendre, mais c'est un choix que j'assume.

Ca n'est pas évident de se reconvertir, de faire face aux regards et remarques de l'entourage mais il n'y a que toi qui décide pour toi.

Que la force soit avec toi !

L'Inspirée du Bocal 13/12/2016 09:32

J'ai un peu vécu la même chose, sauf que dans mon cas, ca a été une rupture conventionnelle pour me lancer à mon compte, car j'étais déjà auto-entrepeneur avant, à titre de loisir. Et ce fut une énorme bouffée d'oxygène de faire ce que je veux, ce qui me plait, de chez moi, tout en étant plus présente pour mes filles ;-) Bon courage pour la suite !

16/12/2016 12:26

Tu as eu de la chance d'avoir une rupture conventionnelle. J'aurais sans doute fait pareil et plus tôt mais ma boîte ne pratique pas cette méthode. En tout cas j'aime bien l'idée de travailler chez soi pour avoir du temps pour les enfants mais je sais que c'est absolument pas pour moi. Il faut que je sorte de chez moi pour pas devenir chèvre^^
Merci!